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De temps à autre j'ai envie d'écrire ma colère sur ce qui se passe sur cette terre

G.W. BUSCH, CHEF D'ETAT  TERRORISTE 

CETTE GUERRE EST UNE GUERRE CRIMINELLE

              

Ayant reçu l'ordre officiel de retirer les photos du boucher de New York , je refuse que l'on me retire ma liberté de penser , raison pour laquelle non seulement je ne les retirent pas mais je vais en rajouter        à bon entendeur        merci

IL FAUT L'EN EMPECHER !

Alors que le monde entier, tous les médias, évoquent l'attentat du 11 septembre 2001, G.W.Busch se sert de l'émotion mondiale en faveur des victimes comme propagande d'une guerre à outrance. Il annonce à l'avance que sa guerre contre l'Irak, froidement calculée, se fera même sans l'approbation de l'ONU. La Chine, la Russie, l'ensemble des pays arabes, Schroeder en Europe y sont opposés, mais Busch continue, prêt à se passer de ses alliés. Chirac serait sans doute prêt à se rallier si Busch y mettait les formes.
Mais les Etats-Unis veulent une domination sans limite sur le monde, et pas seulement militaire : un système d'embrigadement et de domination totalitaire, économique, culturel, moral. Busch dénonce « l'Empire du mal » en Irak exactement avec les mêmes mots que les réseaux terroristes criminels dénoncent le « Satan » occidental. L'empire n'applique que ses propres lois. Par exemple, il refuse d'appliquer les décisions internationales sur la protection écologique du monde (Kyoto). Par exemple, il ne veut pas se soumettre aux tribunaux internationaux légaux. Par exemple, la guerre pour renverser le régime d'Irak est décidée par une loi américaine de 1998.
Mais c'est aussi un empire menacé, gangréné économiquement de l'intérieur (faillites frauduleuses comme Enron), menacé par la violence aveugle qu'il a lui-même semé sur toute la planète. Il nous parle de guerre « préventive », mais c'est à la guerre permanente qu'il veut nous habituer. La dictature du marché, ou la guerre : tel est le choix barbare.

M Chambettaz février 2003

Le dieu pétro-dollar

Que Saddam Hussein soit un dictateur sanguinaire, nul ne le conteste. Il a déjà utilisé les armes chimiques contre le peuple kurde, qu'il opprime, en 1988 (5000 morts). Il n'hésiterait pas à recommencer. Mais il fut une époque (guerre Iran-Irak) où les USA soutenaient Saddam pour affaiblir l'Iran, autre « axe du mal ». Mieux, les USA, l'Allemagne, la France, et leurs firmes chimiques, ont tous collaboré avec le régime irakien quand cela servait leurs intérêts.
Mais aujourd'hui, le pétrole est menacé pour l'Occident. C'est pourquoi un régime pro-américain à Bagdad serait plus sûr que l'ancienne alliance avec la monarchie saoudienne, dont la politique pourrait devenir imprévisible.
Bagdad est devenu le régime à abattre. Et tant pis pour sa population affamée par le blocus depuis 1991, massacrée sans arrêt par les dégâts collatéraux des bombardements alliés. Personne n'a vraiment les preuves que S. Hussein construit d'autres engins de mort. Mais les USA ne veulent même pas de nouvelles inspections de l'ONU. Au besoin, ils fabriqueront des preuves : ils veulent la guerre.

M Chambettaz février 2003

Une guerre contre l'Irak serait un crime mondial

Personne n'est en mesure de prévoir les effets en chaîne de violence qu'une telle guerre provoquerait. Non seulement elle provoquerait des dizaines de milliers de morts en Irak, mais elle pourrait mettre le Moyen-Orient à feu à sang. Elle pourrait déclencher des vengeances terroristes pire que le 11 septembre.
En Palestine, une telle guerre pourrait servir de prétexte à Ariel Sharon pour embraser toute la région, l'ensevelir de bombes, voir utiliser l'arme nucléaire. Ce serait un génocide contre le peuple palestinien, humilié, meurtri, tragiquement isolé, mais toujours résistant contre les puissances inhumaines du monde.
Seule la mobilisation partout dans le monde peut empêcher ce désastre !
Dans la rue, dans les entreprises, les quartiers, unissons les forces de tous les pacifistes. Préparons des comités unitaires, des manifestations. Obligeons nos gouvernements,  à rompre avec Bush, à empêcher cette sale guerre.

M Chambettaz février 2003

 

Qui peut détenir des armes de destruction massive ?

Au fur et à mesure que s'approfondit le débat sur le danger des armes de destruction massive dont disposerait l'Irak, de nouvelles problématiques apparaissent : qui peut détenir de telles armes ? quel rôle l'ONU peut-elle jouer dans cette forme de désarmement ? les règles internationales ne s'appliquent-elles qu'aux États les plus faibles ?

Pour Kofi Annan, l'ONU doit être capable de rectifier les conséquences désastreuses des attentats du 11 septembre sur les relations internationales de manière à jouer un rôle dans la maîtrise de la globalisation. Au contraire, l'ambassadeur canadien David M. Malone considère l'ONU comme une simple chambre de négociations au sein de laquelle les USA, s'ils sont habiles, peuvent neutraliser les oppositions à leur plan d'invasion de l'Irak. Max Boot, quand à lui, n'accorde aucune importance ni à l'ONU, ni au droit international, et rappelle que les USA, comme d'autres grandes puissances, n'ont pas hésité lorsqu'ils le pensaient nécessaire à attaquer sans déclarer de guerre.

Six sénateurs de l'aile droite du Parti républicain s'alarment d'un assouplissement des transferts de technologies permettant la dissémination des armes de destruction massive. Tandis que le député démocrate Mike Thompson, de retour d'Irak, cherche à prévenir la perte de soldats US dans une guerre inutile.

Geoffrey Aronson rappelle le rôle du général Ariel Sharon lors de la guerre du Golfe et craint l'usage qu'il pourrait faire des pouvoirs politiques dont il dispose aujourd'hui. Enfin, Hilary Wainwright rappelle qu'Israël a constitué un arsenal d'armes de destruction massive et souhaite qu'il soit aussi soumis au contrôle de l'ONU.

M Chambettaz février 2003

 

Une attaque de l'Irak serait-elle une bataille de la Guerre contre le terrorisme, ou l'affirmation d'un nouvel empire ?

 

Une attaque de l'Irak serait-elle un but en soi, ou l'amorce d'une réorganisation forcée du Proche-Orient ?

c'est le chien chien     a son pèpère

L'intime conviction n'a pas besoin de preuves, la mauvaise foi non plus

 

 le 11 septembre 2001

Le 11 septembre s'est produit un événement sans précédent sur lequel il est pourtant extrêmement difficile de mener un travail d'investigation . Toute enquête émettant des doutes sur la version officielle est considérée, a priori, avec dégoût. Depuis le 11 septembre, Certain tentent, malgré tout, de mettre en lumière ce qui s'est réellement passé et comment sont actuellement réorganisés les rapports de forces internationnaux. 

Mais l'étrange demeure:

ATTENTATS DU 11 SEPTEMBRE
Quand Donald Rumsfeld déclarait qu'un « missile »
a frappé le Pentagone…

Un mois après les attentats du 11 septembre 2001, le secrétaire à la Défense des États-Unis, Donald H. Rumsfeld, s'est laissé aller à des confidences lors d'un entretien réalisé au Pentagone. Évoquant l'impossibilité des services de renseignement de déjouer tous les types d'attaques terroristes envisageables, il avait précisé qu'il avait été fait usage d'un « missile pour endommager ce bâtiment ».

 

Les fondements juridiques de la guerre en Afghanistan

Les Nations Unies ont autorisé les USA à pénétrer en Afghanistan pour arrêter Oussama Ben Laden et le traduire en justice. Ils pouvaient pour cela livrer bataille contre les taliban, sans leur déclarer la guerre pour autant. Au lieu de quoi, les USA ont bombardé l'Afghanistan et imposé un nouveau régime.

 

 

 

Pas de preuves, des aveux

Dans les jours qui suivirent les frappes sur New York et Washington, les États alliés assurèrent les USA de leur solidarité et s'engagèrent, en vertu des pactes militaires internationaux, à leur prêter main-forte. Personne ne dispose pourtant de preuves des faits avancés par les Etats-Unis.

 

 

Contradictions officielles

Sans crainte de multiplier les incohérences, le gouvernement américain s'évertue à masquer les responsabilités intérieures dans les attentats et continue à stigmatiser un ennemi exclusivement extérieur.

 

 

Manichéisme

Les frappes du World Trade Center de New York et du Pentagone et leurs conséquences ont été suivies en direct, non seulement par les Américains, mais par une bonne partie des téléspectateurs occidentaux. Nous pouvons vérifier ce qu'est la mondialisation de l'information dans des sociétés démocratiques : toutes les informations sont disponibles en temps réel, nous pouvons tous en prendre connaissance, et pourtant nous ne voyons pas du tout la même chose.

 

Le président américain George W. Bush a déclaré une « guerre au terrorisme ». Cette guerre n'a aucune limite visible, ni dans l'espace, ni dans le temps, ni dans l'ampleur dévastatrice qu'elle peut entraîner.

 

Les auteurs des attentats du 11 septembre 2001 et les personnes informées de leurs intentions pouvaient anticiper certaines retombées économiques de cette attaque. Dès lors, ils pouvaient engager des manœuvres spéculatives sur les compagnies aériennes propriétaires des avions détournés, sur les sociétés ayant leur siège social dans les tours jumelles du World Trade Center, et sur les assurances concernées. L'identification des initiés représente surtout un moyen d'établir, directement ou indirectement, l'identité des auteurs des attentats et de leurs complices.

M Chambettaz février 2003

Odeurs de pétrole à la Maison-Blanche

Le gouvernement Bush est composé de personnalités issues du monde économique, et singulièrement des multinationales du pétrole. Dick Cheney, l'homme qui planifia la guerre du Golfe et dirigea le premier équipementier pétrolier mondial, préside à la Maison-Blanche un groupe de travail qui a fait de l'approvisionnement énergétique la priorité absolue de la politique extérieure des USA. Qualifié de "société secrète" par le Washington Post, ce groupe a hissé la construction d'un gazoduc reliant le Turkménistan à l'océan Indien au rang d'objectif stratégique justifiant le renversement du régime taliban.

M Chambettaz février 2003

Rumsfeld « n'exclut pas » l'expérimentation de mini-bombes nucléaires sur les cobayes irakiens

Selon le président George W. Bush, la libération du peuple irakien de la dictature de Saddam Hussein serait un des objectifs de guerre des États-Unis. Cette assertion est contredite par les choix stratégiques et tactiques de l'état-major interarmes qui envisage d'expérimenter de mini-bombes nucléaires. La nouvelle doctrine militaire états-unienne est le « Shock and Awe » (« choquer pour se faire respecter »). Inspirée des bombardements de Guernica, Dresde, Tokyo, Nagasaki et Hiroshima, son principe est d'infliger à l'ennemi une souffrance massive et brutale qui le laisse hébété et convaincu qu'aucune résistance n'est possible.

M Chambettaz février 2003

Tony Blair avoue le bidonnage du rapport britannique contre l'Irak

Le Premier ministre britannique a avoué, le 7 février 2003, avoir bidonné le rapport qu'il a distribué à la presse, aux parlementaires et au Conseil de sécurité sur le système de dissimulation d'armes de destruction massive que l'Irak aurait mis en place. Le 5 février, ce document avait servi de base à Colin Powell pour demander au Conseil de sécurité d'user de la force contre l'Irak.

M Chambettaz février 2003

en bref pour ma part je pense qu'il serait beaucoup plus judicieux que

 Georges W Busch

se foute une balle dans la tête ?

M Chambettaz février 2003

 

 

Autre chose

 

Ces charniers afghans si discrets...

 

C'est dans le cadre de son offensive contre le terrorisme et contre l'« axe du Mal » que le président américain envisage de lancer son armée à l'assaut de l'Irak. M. George W. Bush souhaite que les Etats-Unis régulent seuls l'ordre, ou plutôt le désordre, mondial. Ainsi un nouvel empire s'affirme sur la scène internationale, non sans débat dans la société américaine elle-même 

Pourtant, près d'un an après son intervention en Afghanistan, Washington est incapable de ramener la stabilité dans ce pays. Les chefs de guerre s'entre-déchirent et se partagent les dépouilles d'un Etat vidé de toute substance. la prolongation des affrontements avive d'autant plus les sentiments hostiles de la population que de nombreux crimes de guerre ont été commis par les moujahidin avec la complicité tacite ou ouverte des militaires américains.

M Chambettaz février 2003

 

 

 

Irak : le plan d'invasion est sur le bureau de Bush, mais…

Par Michel Collon


Le plan d'invasion est sur le bureau de Bush. Il a été dévoilé récemment par Scott Ritter, ancien chef des inspecteurs ONU en Irak. Phase 1 : invasion du nord de l'Irak (Kurdes). Phase 2 : renforcement des bases militaires US au Koweït. Phase 3 : invasion du sud et contrôle des champs pétrolifères. Phase 4 : gouvernement provisoire dans le sud. Phase 5 : marche sur Bagdad. Phase 6 : occupation de Bagdad et installation d'un gouvernement " provisoire ".
L'opération durerait 4 à 6 mois et mobiliserait 250.000 G.I.'s. Les infrastructures de l'Irak seraient bombardées massivement - quel qu'en soit le prix en vies humaines. Conclusion de Scott Ritter : " La paix du monde est en danger "(1).
Al Hayat, journal arabe indépendant, révèle aussi que l'Irak serait démantelé en trois mini-" pays " et que les Palestiniens gênants seraient déportés dans la région centrale.(2)

MICHEL COLLON

Pourquoi cette nouvelle guerre ? Pour imposer le retour des inspecteurs chargés de désarmer l'Irak, ne cessait de répéter Washington depuis des mois. Pourtant, les inspecteurs eux-mêmes ont déjà exposé que l'Irak était désarmé (sans qu'ait été tenue la promesse de lever l'embargo et d'éliminer les armes de destruction massive d'Israël en contrepartie). Cependant, l'Irak vient d'entr'ouvrir la porte. Aussitôt, Rumsfeld, ministre US de la Guerre, déclare : " Les missiles vont tomber que Bagdad accepte ou non le retour des inspecteurs. "(3) On ne saurait mieux démontrer que ce n'était donc qu'un prétexte.
Une autre excuse est parfois avancée. Il s'agirait d'imposer la démocratie en Irak. La démocratie " made in USA " ? En Afghanistan, le nouveau gouvernement comporte 11 ministres de nationalité… US.
Deuxième réflexion. Je reviens d'Irak. Bien sûr, j'ai demandé : " Et Saddam ? " Contrairement à l'idée répandue en Occident, il bénéficie d'un soutien populaire important. Sa résistance aux Etats-Unis fait pratiquement l'unanimité. Même ceux qui critiquent certaines politiques, dénient le droit de Washington et Londres d'imposer leurs marionnettes. "Un régime américano-britannique à Bagdad ? Mais nous avons déjà été gouvernés par Londres, nous a dit un intellectuel irakien d'un certain âge. J'avais bien moins de liberté de m'exprimer qu'à présent ! " De fait, quand la Grande-Bretagne contrôlait l'Irak (jusqu'en 1958), une monarchie féodale réprimait toute liberté, il y avait 80% d'analphabètes, à peine 13 dentistes pour 26 millions d'habitants. Mais quatre grandes puissances (Angleterre, USA, France, Hollande) avaient confisqué toutes les ressources du pétrole : l'Irak possédait 0 % de ses immences réserves, donc tout était bien " démocratique ", n'est-ce pas ? L'Ouest a déjà gouverné l'Irak, il faut le rappeler.

Objectif n° 1 : contrôler tout le pétrole

Rien à voir donc avec la démocratie. Ni avec les inspecteurs. Ni avec les autres prétextes précédemment utilisés (soutien au terrorisme, diffusion d'anthrax). Quels sont alors les véritables buts de guerre de Monsieur Bush ? Trois objectifs, étroitement liés :
1. Contrôler le pétrole de toute la planète.
2. Contrôler complètement le Moyen-Orient. En isolant les Palestiniens avant de les briser.
3. Imposer sa mondialisation en recolonisant l'ensemble du tiers monde.
A travers chacun de ces enjeux, se marque aussi la volonté de neutraliser et soumettre les rivaux, Europe surtout.
Qu'est-ce qui détermine la stratégie pétrolière des USA ? Le vice-président Cheney l'a exprimée en mai 2001 dans un rapport fondamental Energy Policy Paper : " La sécurité énergétique doit venir en priorité dans notre politique étrangère et commerciale ". Pourquoi ? " La demande internationale croissante de pétrole exercera une pression renforcée sur la disponibilité globale du pétrole. "(4) Un souci pour les USA : leur dépendance envers les importations devrait passer de 50% aujourd'hui à 66% en 2020. Cheney en tire deux impératifs : 1. Maintenir de bonnes relations avec l'Arabie Saoudite. 2. Diversifier ses fournisseurs dans le monde entier.
Les Etats-Unis à court de pétrole ? Puisque la " solution " ne peut toucher aux superprofits des multinationales pétrolières, alors Cheney propose - en termes diplomatiques car ce rapport est public - d'une part, de renforcer l'alliance US avec l'Arabie Saoudite (un des régimes les plus arriérés et répressifs du globe) et, d'autre part, d'imposer par tous les moyens le contrôle total des USA sur les grands fournisseurs de la planète.
Nous assistons à la mise en pratique du Plan Cheney. Les Etats-Unis ont pris possession de l'Afghanistan et installé leurs bases militaires dans plusieurs Etats d'Asie centrale, ils ont tenté (et ce n'est pas fini) de renverser le régime progressiste de Chavez au Venezuela, ils ont augmenté leur engagement militaire dans le Plan Colombia et viennent également d'installer plusieurs centaines de " conseillers militaires " en Géorgie (Au Vietnam aussi, ils avaient commencé avec des " conseillers ").
Ce que Cheney ne dit pas dans son rapport, c'est qu'en contrôlant le pétrole de toute la planète, Washington s'assurerait aussi un formidable moyen de pression sur l'approvisionnement de ses grands rivaux : Europe et Japon.

Objectif N° 2 : Isoler les Palestiniens pour verrouiller tout le Moyen-Orient

Israël est la clé de voute de la domination US sur le Moyen-Orient. C'est aussi le symbole parfait de la mondialisation injuste et néocoloniale que Washington prétend imposer au monde entier : vol des terres, de l'eau et autres richesses d'un peuple, violation raciste des droits de l'homme élémentaires, illégalité érigée en système, aucune résolution de l'ONU n'étant respectée, mise en place d'armes de destruction massive (100 têtes nucléaires) menaçant les voisins… Et pour soutenir tout cela les USA versent chaque année quatre milliards de dollars d'aide militaire!
Le porte-avion Israël est si important que jamais les USA n'ont accepté qu'un Etat du Moyen-Orient puisse avoir les moyens de lui résister. Ils ont brisé l'Iran par un coup d'Etat de la CIA (1952), puis sapé l'Egyptien Nasser, provoqué la guerre Iran-Irak, bombardé la Libye, dévasté l'Irak.
Depuis dix ans, l'Irak est puni pour avoir proposé aux Etats arabes de s'unir afin de devenir indépendants à l'égard des Etats-Unis. Les cruelles souffrances de la guerre et de l'embargo sont infligées au peuple irakien afin de contrôler le pétrole du Moyen-Orient en assurant l'impunité totale au gendarme Israël.
Cependant l'Irak a réussi récemment à sortir de son isolement en signant des accords commerciaux avec de nombreux pays musulmans : Egypte, Syrie, Tunisie, Algérie, Yemen, Emirats, Soudan, Liban, Qatar, Oman… Tous ces pays sont frustrés par la politique pro-israélienne, mais aussi par les bas tarifs pétroliers imposés par Washington.
De fait, la situation a changé au Moyen-Orient, constate Al Hayat, l'influent quotidien arabe de Londres, après le sommet des pays du Golfe : " Pour la première fois en douze ans, les dirigeants du Conseil de Coopération du Golfe ont parlé positivement de l'Irak. "(5)
C'est justement ce que Washington veut à tout prix empêcher. Un monde arabe uni, avec plus d'indépendance, constituerait un danger grave pour la domination des Etats-Unis sur le monde. On s'efforce donc de resserrer les rangs : le Pentagone va vendre au Koweït 80 missiles AMRAAM pour un montant de 58 millions $.(6) Et Washington vient de menacer la Syrie, qui, elle aussi, se rapproche de Bagdad : " Des responsables US ont dit que le pipeline Irak-Syrie (150.000 barils par jour) sera une des premières cibles des missiles US si les Etats-Unis décident une attaque visant à renverser Saddam," indiquent des sources diplomatiques européennes.(7)

Pour Bush, Palestine et Irak sont étroitement liés. Et pour la gauche ?

Dans la stratégie US, la question palestinienne et la question irakienne sont étroitement liées. En fait, le Plan Bush-Cheney vise à démanteler l'Irak suivant un scénario déjà appliqué - avec d'effroyables conséquences - à la Yougoslavie. On formerait trois mini-" pays " : " un Etat kurde multinational au nord, un Etat sunnite au centre et un Etat chiite au sud, " confirme une source diplomatique syrienne qui ajoute : " Le plan inclut la possibilité de déporter des Palestiniens dans la région centrale "(8) . Une preuve de plus : Bush lie les deux problèmes. Et la gauche ?
" Ne laissons pas Bush nous diviser ", nous a dit Hamdan Aldamiri, porte-parole en Belgique du FPLP (Front Populaire pour la Libération de la Palestine). L'agression des USA au Moyen-Orient forme un tout. Tout en soutenant le sale travail de Sharon, Bush se prépare en même temps à briser l'Irak, puis d'autres pays du Moyen-Orient, un par un. Mais il a du mal à créer un front international pour soutenir sa guerre, alors ne le laissons pas nous diviser ! "
L'intérêt de la paix, c'est d'unir toutes les résistances. Unir les revendications : fin de l'agression contre les Palestiniens, pas d'agression contre les Irakiens. Exiger de l'Union Européenne qu'elle se désolidarise immédiatement de Bush. En rompant les relations commerciales privilégiées avec Israël et en rompant l'embargo qui étrangle le peuple irakien.
Le problème du Moyen-Orient, ce ne sont ni les Palestiniens, ni les Irakiens, mais les Etats-Unis, leur impérialisme, leurs pions israéliens et la complaisance de leurs alliés européens. Ils ne sont la solution d'aucun problème, ils sont eux-mêmes le problème.

Objectif n° 3 : Imposer sa mondialisation en recolonisant tout le tiers monde

Pourquoi de plus en plus de guerres ? Parce que le système économique actuel fonce dans une impasse, l'écart riches - pauvres ne faisant que s'accroître. 75% de la population mondiale vit dans le sous-développement. Toutes les trois secondes, un enfant de moins de cinq ans meurt de misère. Pendant ce temps, trois super-riches possèdent autant que tout ce que produisent 48 pays en un an.
Accident ? Situation transitoire ? Non, car la règle du système est : " Pour t'enrichir, exploite l'autre au maximum."
Inévitablement donc, les crises à répétition qui frappent et précarisent le tiers-monde, augmentent les résistances croissantes au sein des couches populaires (et même de certaines classes dirigeantes) du tiers-monde.
Il n'y a pas que des délégations arabes qui se pressent à Bagdad. On vient d'y voir aussi, parmi beaucoup d'autres, la Thaïlande, la Russie, Cuba et le Vietnam. La vice-présidente de ce pays, Nguyen Thi Binh, a tenu à rejeter expressément " tous les actes américains agressifs qui représentent un terrorisme envers la souveraineté et la sécurité de l'Irak. "(9)
Le Vietnam sait de quoi il parle. Pour rester libre, il a dû repousser une sanglante agression US. Il s'efforce à présent de développer son économie et son bien-être selon une voie socialiste et indépendante, hors de la dictature de la mondialisation. Logiquement, le Vietnam est solidaire de l'Irak. Comme pratiquement tous les pays du tiers monde qui refusent de gober les prétextes de Bush. Ils savent qu'après les Etats dits " voyous ", eux aussi risquent de se retrouver sur la liste des cibles des guerres de recolonisation.
L'Union Européenne exprime certes encore des réserves face aux plans de Bush. Car elle voudrait surtout promouvoir les intérêts de ses propres multinationales au Moyen-Orient, zone stratégique. Mais comme son Euro-Armée est encore très loin de pouvoir rivaliser avec l'Otan des Etats-Unis et que ceux-ci font tout pour la diviser politiquement, elle ne peut faire cavalier seul comme elle le voudrait. Du coup, elle devrait s'aligner sur la guerre de Bush (après les élections allemandes ?).
La seule issue sera de renforcer un large mouvement anti-guerre à la base, en plaçant ces gouvernements sous une pression extrêmement forte. Le mouvement antimondialisation a commencé à se développer en mouvement anti-guerre. : 100.000 manifestants à Washington pour la Palestine et contre la guerre en Irak. Elargir ce mouvement implique de rompre avec toute illusion sur l'Euro-Armée, qui ne serait guère plus pacifiste que l'Otan, ne pouvant être rien d'autre que l'instrument des multinationales européennes. Seule solution : développer une solidarité concrète avec le peuple irakien et tous les peuples menacés. La lutte pour la paix est devenue une nécessité vitale pour toute l'humanité.

Par Michel Collon

 

                    

L'Irak dans l'actualité de demain
ANNE MORELLI


A la lumière des mécanismes de la propagande de guerre, voici comment on chauffera l'opinion publique dans les médias pour lui faire accepter la guerre Etats-Unis contre l'Irak.

Professeur de Critique historique à l'ULB

Dans mon enfance, une journaliste du nom de Geneviève Tabouis, passionnait quotidiennement les auditeurs de Radio-Luxembourg par une rubrique intitulée `L'actualité de demain´. Elle captivait l'attention via une ritournelle `Attendez-vous à savoir, chers auditeurs...´ qui précédait chacune de ses annonces prospectives.

Je ne suis pas futurologue, je ne suis qu'historienne, et je ne prétends nullement que le passé nous permette de prévoir l'avenir. Mais l'analyse des mécanismes de la propagande de guerre(1) nous permet d'imaginer comment on chauffera l'opinion publique dans les médias pour lui faire accepter la prochaine guerre que prévoient les Etats-Unis contre l'Irak. Je fais ici le pari que, dans ce conflit aussi, la mobilisation des esprits se fera via les principes que je vais passer en revue. Vous saurez ainsi dès aujourd'hui ce que vous pouvez vous attendre à lire, à voir et à entendre.

1. Nous ne voulons pas la guerre. Il va être indispensable pour justifier la guerre dans l'opinion publique de présenter l'Irak comme ayant provoqué la guerre. Il faut évidemment préparer cette provocation. Il y aura donc un incident (spontané ou non) qui sera présenté comme le défi auquel il est indispensable de répondre. Ce défi pourrait être le refus de l'Irak de recevoir de nouveaux inspecteurs du désarmement. Mais attendez-vous aussi à voir demain sur votre chaîne préférée un nouveau vidéo-gag `prouvant´ la complicité de Saddam Hussein et de Ben Laden, attablés ensemble au petit-déjeuner, avec un exemplaire récent du `New York Times´, ou des prisonniers de Guantanamo révélant miraculeusement leur lien avec l'Irak, ce lien que la CIA et le Pentagone aimeraient tant établir depuis plus d'un an.

2. L'Irak est seul responsable de la guerre. Bien que les Etats-Unis aient depuis des mois annoncé froidement qu'ils veulent en finir avec le régime de Saddam Hussein, l'incident prévu en 1 permettra de conclure que les Irakiens l'ont bien cherché et que la totale responsabilité du conflit leur incombe. La guerre que mèneront les Etats-Unis sera, même si cela semble difficile à imaginer, une guerre défensive.

3. Le chef du camp adverse a le visage du diable. Une campagne de démonisation du leader adverse sera à ce moment nécessaire. On précisera d'ailleurs qu'on va se battre contre lui, pas contre les Irakiens. Comme pour le Keiser, lors de la Première Guerre mondiale, on le présentera comme un monstre sanglant sans pareil. Attendez-vous donc à ce que le dirigeant irakien soit accusé de cruautés exceptionnelles (par exemple, faire couper la langue de ceux qui disent du mal de lui), mais aussi d'être dément, psychotique, paranoïaque, comme le seraient d'ailleurs tous nos ennemis (Milosevic...) au contraire de nos propres dirigeants, modèles d'équilibre et de clairvoyance.

4. Pour chauffer l'opinion politique, les médias insisteront sur une différence essentielle: notre camp défend une noble cause au contraire de l'Irak. On ne parlera que très peu des enjeux économiques ou géostratégiques de la guerre, encore moins d'une revanche du fils par rapport à une pseudo défaite de son père, mais beaucoup de démocratie, d'humanisme et de droits de l'homme (ou de la femme).

Pourtant, l'enjeu essentiel de cette guerre contre l'Irak sera bien sûr le contrôle d'immenses gisements de gaz et de pétrole et d'une zone stratégiquement importante, entre la Russie et la Chine.

5. La propagande nous fera part à ce moment-là d'atrocités perpétrées par l'ennemi irakien. Mais nous n'aurons peut-être plus à l'esprit tous les bobards précédents auxquels nous avons cru. Ils ont semé l'indignation, nous ont fait accepter la guerre au moment même, mais ont été démentis après la guerre, après avoir joué leur rôle.

6. L'ennemi utilise des armes non-autorisées. En 1991, on avait chauffé l'opinion publique en nous montrant des hyper-canons irakiens qui se sont révélés par la suite... fantomatiques! Attendez-vous donc à entendre parler ou à voir les images des armes non autorisées de l'Irak. Ce seront peut-être des bombes atomiques de poche ou des virus de la variole, je ne peux le préciser, mais cela m'étonnerait que cet argument ne soit pas utilisé.

7. Peu après le déclenchement des opérations devrait intervenir un autre thème: nous subissons très peu de pertes tandis que celles de l'ennemi sont énormes. Attendez-vous donc à apprendre immédiatement que les Irakiens n'opposent aucune résistance, sont heureux d'être libérés et ont tant de pertes qu'ils désertent massivement. Cela sera peut-être vrai mais cela pourrait également être faux.

En Yougoslavie, Jamie Shea, porte-parole de l'Otan, avait lancé ce type de nouvelle, reprise à l'unanimité à la une des chaînes de télévision, mais qui s'est avérée fausse. L'armée yougoslave n'a pas enregistré de désertions massives.

Si les opérations contre l'Irak se mènent sur terre, elles devraient forcément entraîner des deux côtés des pertes humaines, même minimes du côté américain. Mais jamais la propagande de guerre ne montre nos propres pertes humaines, à moins que cela ne soit à mettre au registre des cruautés de l'ennemi.

Les images de militaires américains qui nous seront présentées seront celles de combattants superman, de libérateurs ou de bienfaiteurs de l'humanité, apportant aide et protection à la population irakienne. Avec un peu de chance, vous devriez voir des militaires américains avec des bébés sur les bras, distribuant des vivres à des femmes et des enfants irakiens reconnaissants.

8. Tout conflit passe plus facilement si des artistes et intellectuels soutiennent la guerre. En 1914, 93 des plus grands noms de l'élite scientifique et intellectuelle allemande avaient soussigné un manifeste, en appui au Keiser et à l'armée allemande, victimes selon ce manifeste d'odieuses médisances. En 2002, des intellectuels américains ont fait de même pour la guerre contre l'Afghanistan. Leur appel à soutenir la guerre a été largement médiatisé dans la presse européenne, tandis qu'un appel en sens contraire, opposé aux bombardements et provenant d'autres intellectuels américains, n'a, lui, eu qu'un écho tardif et n'a pas fait la une des médias en Europe.

Attendez-vous donc à lire de telles pétitions de soutien d'intellectuels américains - et de leurs petits frères européens - à leur gouvernement lorsqu'il déclenchera la guerre contre l'Irak.

9. La propagande de guerre exige que notre cause soit présentée à l'opinion publique comme une cause sacrée. Attendez-vous donc à entendre sans arrêt le manichéisme séparer les deux camps. Nous serons le bien, le camp de la démocratie, de l'humanisme, de la liberté, de la libre-entreprise. L'Irak sera le mal, l'Etat voyou, la tyrannie, la dictature.

10. Enfin, ceux qui mettront en doute cette propagande seront considérés comme des traîtres. Attendez-vous à les voir traités d'agents de Saddam Hussein, de fossoyeurs de la démocratie, de pacifistes attardés, de dangereux inconscients.

C'est ainsi que passera sans problème, dans l'opinion publique, l'agression contre l'Irak (pardon: la juste défense de la démocratie et de la libre-entreprise contre l'Irak).

Depuis plus d'un siècle, ces principes de la propagande de guerre ont toujours fait recette. Attendez-vous donc à les retrouver bientôt appliqués dans vos quotidiens, hebdomadaires, chaînes de radio et de télévision préférés.

ANNE MORELLI

  Et notre nouveau casque bleu que fait'il dans tous cela

Toute autre chose

Maintenant ça suffit

 

La Suisse mobilise son armée, ses corps de police et 25 millions de francs pour assurer la sécurité de 8 chefs d’état pendant trois jours en juin.  C’est très bien.

 

Mais quand il s’agit d’assurer notre sécurité à nous, chez nous, dans nos villes, on nous dit qu’on manque des moyens nécessaires.

Concrètement, quand un jeune père de famille se fait trucider à 9 heures du soir devant la gare de Fribourg, on nous répond qu’il faudrait éviter les gares à ((certaines heures)).

On nous répond qu’il n’y a pas assez de policiers pour surveiller les lieux critiques des centres villes.

Ces conseils et ces plaintes témoignent d’un esprit de résignation.

C’est une habitude dangereuse.

Ne baissons pas les bras.

Donnons à nos autorités les moyens d’imposer un régime de tolérance zéro contre les voyous, les bandes de casseurs et les vandales qui nous dépossèdent d’un bien précieux, de notre droit de circuler librement dans les rues de nos villes, de jour et de nuit.

Nous acceptons trop facilement le fait que de plus en plus de citoyens renoncent à sortir le soir par peur d’être agressés. Notre police n’est pas là pour protéger les puissants seulement, elle doit avant tout garantir la sécurité des habitants dans cet espace urbain qui leur appartient.

Faut-il vraiment le rappeler ?

Rendons donc à la police sa place et sa fonction dans nos villes.

Et rendons aux citoyens leurs libertés de mouvement. Leurs espaces, leurs gares, leurs places, leurs rues.

Pour cela il ne suffit pas de poster des flics partout, j’en conviens. Il y a d’autres mesures à prendre.

Mais prenons-les vite.

Assainissons ces endroits sales et lugubres de nos centres qui attirent presque physiquement délinquance et vandalisme.

Regardez les passages sous voies de la gare de Lausanne, par exemple.   C’EST LE BRONX !

 

                                                                                                                              avril 2003 M.F Chambettaz

 

                    

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